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 Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]

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MessageSujet: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Lun 23 Juil - 19:29

L'extérieur de l'académie était un endroit agréable, encore plus quand il n'y avait presque personne. La pelouse verte et bien arrosée, les quelques fleurs au doux parfum qui poussaient, les arbres aux grandes feuilles cachant quelques oiseaux chanteurs... C'était le refuge que c'était trouvé Zacharias quand il voulait un peu de tranquillité. Peut être qu'aujourd'hui le ciel était couvert, laissant quelques maigres rayons de soleil éclairer cette journée un peu grise, il n'empêche que pour le jeune garçon, être ici était un vrai plaisir. Seule la nature s'exprimait autour de lui. C'était un calme bienfaisant qui régnait. Cherchant un coin où s'asseoir, il découvrit un banc en bois qui avait pour seul compagnie un grand arbre au feuilles tombantes. Après avoir pris place, il fouilla dans son sac scolaire pour retrouver le roman dont il voulait avec une grande impatience savoir la fin. Surement aurait-il put aller à la bibliothèque où il aurait aussi trouvé le calme recherché. Mais pourquoi ne pas profiter d'une aussi belle chose qu'est la nature et la douce brise que le vent soufflait quand on était dehors?

Pendant près d'un quart d'heure, il avait déjà parcouru plusieurs pages se retrouvant presque au point culminant du livre. Alors qu'il ne lui restait plus qu'un malheureux chapitre, un petite goutte d'eau lui tomba sur la tête. Le jeune homme eu pour réaction de lever les yeux vers le ciel, cherchant d'où elle pourrait venir. Une autre goutte. Puis une autre. Et encore une. Elles tombaient sur le sol en faisant des petits bruits sourds, mouillant ainsi le sol qui n'avait pas reçu une averse depuis plusieurs jours. Mais c'était juste une petite averse, pas vraiment de quoi s'alarmer. Zacharias ferma son roman, le remettant calmement dans son sac. Peut être aurait-il dû se dépêcher? Ou alors était ce Dieu ou une autre sorte de divinité qui voulait un peu s'amuser? Alors que le jeune garçon se leva du banc et s'avança sans trop de précipitation pour retourner à l'intérieur, une énorme averse lui tomba dessus. Les petites gouttes toutes gentillettes c'était transformés en immense flaques tombant du ciel! Et en plus elle claquaient fort et vite contre le pauvre garçon qui se retrouvait au milieu de cette agressive averse.

Il couru. De toute façon il n'avait pas le choix si il ne voulait pas être trempé. N'étant pas fort pour tout ce qui était sport, il courait à la vitesse d'une tortue en furie. Peut être même qu'un enfant de 10 ans l'aurait dépassé! Regardant à droite, puis à gauche, il trouva finalement une entrée vers l'intérieur. L'intérieur de quoi, ça il ne le savait pas, étant donné qu'il s'était rabattu sur la première porte qu'il avait vu.
Terrains de sports, vestiaires, bancs, salle de rangement: le gymnase, sans aucun doute. Un frisson d'effroi parcouru le corps du jeune garçon. C'est qu'il faisait plutôt sombre ici quand les lumières étaient éteintes et vu que dehors c'était pas la grande clairté non plus... Cet endroit prenait l'apparence d'une grande pièce vide et lugubre de quoi mettre Zacharias dans l'état "il fait sombre, froid et j'ai peur". Enfin, il y avait plus important que ça pour le moment. Il semblerait que que le petit Zach' était resté trop longtemps sous la pluie et c'était pris une bonne douche. Ses cheveux devenu d'un bleu plus sombre que d'habitude avait ondulé et c'était collé à son visage. Déjà qu'avant ses mèches rebelles l'énervait à toujours revenir devant ses yeux! D'un coup de main - comme dans les publicités pour shampoing - il remit ses cheveux en place. Si ses tifs étaient dans cet états, quel est celui de ses vêtements? Pas mieux: tout mouillés, surtout sa veste et le bas de son pantalon. Avant d'attrapé froid, il enleva sa veste pour la laisser sécher sur un banc, posant son sac à côté et poussa un long soupir. Il se retrouvait dans le noir - parce qu'il ne sait pas comment allumer ces maudites lumières - mouillé de la tête au pied et tout seul dans le gymnase qui avait comme seul effet de ne pas le rassurer du tout, et puis il ne pouvait pas sortir, la pluie avait l'air tenace et ne voulait pas s'arrêter.
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Hotaru Omae

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Mar 24 Juil - 14:12



❝ The reason that the sky is blue ❞
« Si l'enfer était pavé de bonnes intentions, il songerait au nombre de ces pierres étaient les siennes. Wild Dream »

Ce sont des pages manuscrites qui me feront oublier qui je suis. « Être abandonné à soi-même sur la délicate corde raide de l’ignorance adolescente, c’est expérimenter la déchirante beauté de la pleine liberté et la menace de l’éternelle indécision. Peu d’êtres survivent à l’adolescence. La plupart succombes à la pression imprécise mais meurtrière du conformisme adulte. Il devient facile de mourir et d’éviter les conflits que de soutenir une bataille permanente contre les forces supérieures de la maturité ». Il est l’oiseau en cage… Il n’est pas un enfant de l’amour, il est la mort et la fraîcheur tendre d’une colombe aux ailes frêles cisaillée par les barreaux tranchant d’une prison de velours.

Emergeant d’un sommeil aux rêves chimériques, il eut quelques peines à se lever. Laissant glisser ses doigts sur les draps immaculés, il se tourna vers la fenêtre baignée d’un halo lumineux. Il dû plisser les yeux pour parvenir à discerner le contour des meubles et des lits voisins. La douce aura lumineuse régnait en maître dans la chambre, profitant de l’absence de rideau pour endolorir les yeux de ses occupants. Martyr en tous sens et tous moment, Hotaru soupira d’exaspération, collant son oreiller contre son visage, échappant ainsi à l’emprise de l’astre solaire sur ses pauvres mirettes encore mal éveillées. - Coincé dans l’étau du conformisme, il devait chaque jour subir cette douloureuse sanction à son réveil ; ces deux êtres pourrissant son espace clos et intime sans qu’il n’ait la force de lever, ne serait-ce que, le petit doigt pour contrer cette abomination continuelle. Cette douloureuse sensation d’être continuellement observé, que chacun de ces gestes étaient répertoriés dans les mémoires lacunaires de ces deux êtres lui servant de camarades de chambres. Cette désagréable impression d’être un jouet que l’on use et que l’on casse à souhait. Un jouet en bois brut, sans beauté extérieure dont on se délaisse au fur et à mesure. Jusqu’au jour où la poussière s’y incruste, baignant dans un monde vide et solitaire. Un objet sans valeur. – Aussi avait-il trouvé refuge dans la lassitude, l’inexpressivité, la tranquillité. Forgeant ainsi son caractère sur des bases tangibles, résultant d’autrui et non de lui-même.
Tel était Hotaru, maudit jusqu’au bout des ongles.

Ce jour x était un jour des plus ordinaires si on put le dire. Ordinaire, mis à part le fait que cette journée était dénudée de cours. Aussi étrange que cela puisse paraître, tous les professeurs lui donnant cours ce jour x, s’avérait être absent pour diverse et variables raisons. Qui donc irait s'en plaindre ? Certainement pas Hotaru. Lui qui idolâtrait un quotidien monotone et tranquille se voyait heureux dès l’instant où il pouvait remplir cette condition. Certes, son esprit n’était pas très élaboré, il se trouvait heureux par le simple fait de jouir d’un peu de tranquillité, mais étais-ce là par envie ou par besoin ? Impossible de vous répondre là, sur le tact. Mais une chose est sûre : il n’aime en aucun point sa principale faiblesse, celle qui l’oblige à devoir se reposer en permanence et ne pas demander trop d’effort à son corps. Cette faiblesse que tout être humain normalement constitué assimilerait à de la paresse – et bien que ce soit ne partit le cas -, tandis qu’il s’agissait là d’un drain d’énergie considérablement accrue par le moindre de ses gestes.
Encore une de ces malédictions dont il se faisait joie de répertorier.

Toujours est-il que ce jour-là, Hotaru se trouvait sans rien faire. Il avait pris la décision d’ignorer les appels incessants de sa sœur qui lui quémandait une course. Bien sûr, il n’avait aucune envie de traîner en ville pour lui rapporter quelque chose qu’elle aurait pu elle-même aller chercher. Sans compter que l’académie et sa demeure familial se trouvait séparer par un océan bleu et limpide. A croire que cette fille le prenait réellement pour un idiot, un chien à sa botte agitant la queue pour le moindre de ces dires. Tss, il n’était pas aussi respectueux et obéissant que cela. Après tout, il était un lycéen dans la fleur de l’âge. Qui sait ce qu’un lycéen pourrait faire ? Néanmoins, n’oublions pas qu’il s’agit là d’Hotaru, adepte de la paresse à très haut niveau. – Aussi avait-il choisit de se prélasser à l’extérieur tout au long de cette journée. Allongé au milieu d’un parterre de fleur, il contemplait le ciel nuageux, laissant filtrer quelques rayons lumineux de temps à autres. C’était une belle journée, paisible et monotone où l’on pouvait distinguer jusqu’aux chants des oiseaux et aux frottements des ailes d’insectes. Et le jeune lycéen laissait libre cours à son imagination, laissant dériver milles et unes histoires dans sa tête, fermant ses paupières pour apprécier au mieux la beauté de cet instant utopique. Quand une goutte vint troubler ses rêves, se déposant sur sa joue, y glissant à sa guise. Hotaru entre-ouvrit les yeux pour apercevoir un ciel gris sombre, sans une trace de l’astre solaire. Il se releva à demi tandis qu’une volée de gouttelette perlait sur son visage. En jetant un coup d’œil aux alentours, il ne vit pas l’ombre d’un chat, seulement une étendue verte à perte de vue et quelques bâtiments au loin sur sa gauche. Même les fleurs à ses côtés avaient finis par se fermer, cachant leurs belles couleurs à la vue des gouttes.

Lorsqu’il entre ouvrit la porte du gymnase, il était essoufflé, trempé jusqu’aux os et maudissait son pauvre sort de s’être retrouvé si loin de ce bâtiment pour qu’il ait même dû courir. Sans quoi, il serait encore plus trempé qu’à l’heure actuelle alors que, pourtant, il ne possédait plus un habit de sec. Et malgré sa fatigue, il prit quand même la peine de courir jusqu’à l’intérieur du gymnase, claquant la porte derrière lui. L’endroit était si sombre qu’il n’aperçut pas la silhouette d’un jeune homme qu’il bouscula de manière non intentionnelle. Lui-même un peu sonné, il perdit l’équilibre et tombant en avant. Il essaya tant bien que mal de se rattraper, mais il ne parvint qu’à percuter le sol de côté, se détruisant l’épaule dans un gémissement d’agonie. Certes, il n’y avait pas de quoi s’alarmer mais cela laissait toujours un brin de souffrance que de s’éclater épaule la première sur le sol rigide d’un gymnase froid et sans lumière. Quoique, peut-être s’était-il réellement fait mal, je ne saurais vous le confirmer à l’heure actuelle. Toujours est-il qu’il gémissait légèrement puis se retint, serrant les dents. Il n’avait pas l’intention de passer pour tapette qui chiale dès qu’il a un petit bobo. Et puis, il venait de percuter quelque chose ou plutôt quelqu’un. Aussi cela ferait plus mature de souffrir en silence plutôt que de retourner en maternelle et chialer en disant qu’il avait mal et que c’était la faute à machintruc.

Il se redressa légèrement, de façon à être en position assise, se tenant l’épaule gauche d’une main limitant ses actions le plus possible, tentant aussi de ne pas gémir sous la douleur de l’instant présent. « Quel imbécile il faisait ! » Mais il ignora cette pensée, levant son visage vers l’inconnu en question. Dans l’obscurité semi-constante, il ne pu distinguer que les traits de son visages tandis que le reste de son corps était obscurcit par la pièce, mais il était probable qu’il puisse porter des habits sombres, ce qui pouvait être la source de cette vision très sommaire. Il s’agissait d’un jeune garçon aux traits enfantin, il paraissait bien plus jeune que son âge et sans doute plus petit que la grande majorité des garçons de l’académie. La couleur bleutée de ses cheveux l’interpella un moment, laissant ses yeux émeraude dérivés dans le vague. Il s’agissait sans aucun doute d’une coloration mais la raison le laissait pantois. Dans l’absolu, il se ressemblait quelque peu. Hotaru avait lui aussi un visage aux traits enfantin, disons qu’il ressemblait plus à un grand enfant qu’à un lycéen rebelle et mature. Cette contemplation de l’individu lui ayant servi de pare-chocs l’avait laissé sans voix durant quelques minutes, de quoi laisser planer une atmosphère étrange dans le gymnase. Ravalant sa douleur, il planta son regard printanier dans celui de l’inconnu.

« Excuse… moi. »

Finit-il par dire en serrant un peu plus sa main contre son épaule endolorit sans baisser le regard. The reason that the sky is blue…

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Mer 25 Juil - 15:10

Le grand gymnase vide résonnait au son des quelques bruits de pas stressé d'un jeune garçon commençant à sentir son corps se refroidir. Ses habits mouillés commençaient à devenir aussi glacials que la pluie à l'extérieur, laissant alors Zacharias grelotter sous cette température trop basse pour lui. Même si il ne faisait pas si froid que ça, il suffisait qu'un petit degré saute pour qu'il est froid. Il faisait les quatre cents pas, revenant toujours en arrière et regardant à chaque fois sur le côté, comme si quelque chose allait sortir de la pénombre. "Les fantômes n'existent pas", c'était ce que beaucoup d'adultes disent alors leurs enfants pour les rassurer le soir. Et pourtant, malgré toutes ces affirmations que sa "mère" lui avait dit, le jeune homme continuait à croire dur comme fer qu'une créature de la nuit pouvait apparaître d'un coup.

Alors qu'il continuait sa marche, se tenant les deux bras en activant ses mains sur ceux ci pour se réchauffer, un bruit de porte qui s'ouvrait ce fit entendre. Puis, celui d'un claquement, qui bien sûr, fit un petit écho dans le bâtiment. En entendant ce dernier bruit, l'adolescent sursauta. Qu'est ce que ça pouvait bien être? Avec une certaine niaiserie, il s'imagina le pire: un fantôme. Les endroits sombre le rendaient quelque peu paranoïaque. Il arrêta sa marche, ne bougeant plus - un peu plus et il s'arrêtait de respirer. La peur le stoppa net et le paralysa, le laissant cloué au sol. Vint enfin des bruits de pas, puis une silhouette s'avança vers Zacharias. Il ne voyait que le noir en regardant devant lui. Terroriser par cette vision, son souffle commença à augmenter de plus en plus vite, son coeur battant comme un fou dans sa cage thoracique. Il ne bougea pas, trop peureux pour le faire. Et ce qui arriva, arriva. Zach' se fit percuté, poussant un petit cris aigu qu'on aurait pu apparenter à celui d'une fille. Le jeune garçon se recula de quelque pas, fixant la "chose" qui l'avait poussé. Quelques minutes passèrent, sans qu'il bougea son regard qui exprimait sa peur de ce qui l'avait poussé, comme si quelque chose allait se passer. Celle - ou celui - ci était par terre et ressemblait à un humain. Oui... Zacharias venait d'avoir eu peur d'un étudiant. Il soupira de soulagement, mais aussi un peu honteux d'avoir paniqué pour rien. Il regarda l'inconnu, le détallant avec ses yeux. Il n'avait pas l'air vieux, surement faisait-il plus jeune que son âge, comme Zacharias. Et puis, quels beaux yeux! Perdu entre le bleu et le vert, portant la couleur d'un pierre précieuse. Le jeune homme aurait pu prendre une éternité pour le regarder si le silence ne c'était pas brisé avec des excuses. Pourquoi s'excusait-il? Il fait tellement sombre ici, il ne l'avait surement pas vu alors pas la peine de dire ça. Ah tien... Pourquoi le garçon aux yeux émeraude se tient l'épaule de cette manière?... Ignorant ses excuses, l'adolescent s'accroupit en face du blessé.
" Est ce que ça va? Tu t'es fait mal? C'est quand on c'est percuté? Mince alors... Désolé c'est de ma faute j'ai rien fait pour t'éviter. Tu n'as rien de cassé j'espère? "
Son regard inquiet posé sur l'épaule endolorie du garçon assis au sol, Zacharias espérait de tout son coeur que ce n'était rien de grave. Au fond, il s'en voulait d'avoir blessé quelqu'un, si seulement il avait bougé quand celui ci est arrivé vers lui...
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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Dim 5 Aoû - 16:50



❝ The reason that the sky is blue ❞
« Si l'enfer était pavé de bonnes intentions, il songerait au nombre de ces pierres étaient les siennes. Wild Dream »


S’il était un oiseau, il serait une colombe. Ce volatile d’un blanc pur, tâchant ses ailes immaculés d’un sang putride, cisaillant son frêle corps contre les tiges de fers tranchantes d’une cage en or massif. L’oiseau en cage était encore loin du souffle printanier symbole de la liberté. Prisonnier à jamais de sa bâtisse de pierres précieuses, abdiquant face à pression rude et houleuse de l’Homme l’y ayant enfermé. Ses plumes ombrageuses ne fendront jamais plus l’air noble et passager au dehors. Alors son regard se perdit dans le ciel bleu azur, se demandant la raison de cette couleur si belle et intense.The reason that the sky is blue…

Un cri aigu retentit dans la pénombre. Un son laissant entendre toute la peur et la surprise, jusqu'alors refoulée, de celui qui l’avait produit. Suivit d’un bruit de pas ; Un recul, net et précis. Un visage le fixait dans l’obscurité, craignant de voir en lui quelque chose d’abominable. – Mais rappelons le, ici ils se trouvaient au sein même d’une académie où seul la fourrière pouvait représenter un danger réel. Pour certains seulement. – Les minutes filèrent tandis que l’un l’autre se dévisageait sans dire un mot, laissant peser un silence glacial dans le gymnase. Seul le bruit des frappements de l’eau de pluie contre le bâtiment résonnaient alors. Aussi, Hotaru laissait son regard se planter sur l’inconnu. Mais quoi qu'il fasse, ses yeux retrouvaient toujours les siens, d’un bleu intense et aussi profond qu’un océan. Quelques mots s’échappèrent de sa bouche. Des mots d’excuses. Sans baisser le regard. Sans « pouvoir » baisser le regard ; presque hypnotisé par celui de l’étudiant qu’il venait de percuter. Il sera un peu plus la main contre son épaule sans pourtant y sentir une quelconque douleur. Il se vidait l’esprit en contemplant le jeune garçon. – Cela pouvait sembler étrange mais il y parvenait, et l’essentiel était qu’il ne s’y fasse pas plus de mal.

« Est ce que ça va? Tu t'es fait mal? C'est quand on c'est percuté? Mince alors... Désolé c'est de ma faute j'ai rien fait pour t'éviter. Tu n'as rien de cassé j'espère? »

Lui avait-il demandé d’un air inquiet. Ce n’est qu’alors qu’Hotaru remarqua qu’il s’était accroupit en face de lui, son visage à bout portant, leurs yeux à même hauteur, se dardant.
Il prit soin d’étudier chacun de ses mots, restant perplexe lorsqu’il l’entendu dire qu’ils s’étaient percutés et qu’il s’agissait là de sa faute, qu’il ne l’avait pas évité et qu’il s’en voulait certainement. Une expression légèrement surprise vint teinter le visage du brun. Une expression que l’on trouvait rarement en son visage. Rarement. C’est que c’était quelque chose de nouveau que l’on s’inquiète pour lui. Lui, qui n’avait jamais été désiré. Rejeté sans vraiment qu’il s’en rende compte à son plus jeune âge. – Etais-ce là l’une des raisons qui l’avait poussé à se retrancher dans sa chambre en permanence sans avoir le courage de poser le regard sur ses ascendants ? – Ayant ainsi forgé un caractère rejetant les autres, s’assimilant aux contacts qu’avaient établi ses parents avec lui et qu’il établissait avec presque tout être s’approchant de lui. Lui, qui avait vu sa mère périr sous ses yeux sans qu’elle lui demande quoi que ce soit ou ne lui témoigne le moindre amour. Lui, qui avait été repoussé par son père lorsque sa mère avait trouvé la mort. Lui, qui se trouvait être sujet à toutes les conneries de sa sœur. Et voilà, qu’un beau jour – enfin, je ne sais pas si on peut dire d’un jour pluvieux qu’il est beau… - on le défendait sans raison, on s’intéressait à lui et qu'inconsciemment, on lui rendait une valeur.

Ils ne s’étaient pas percutés. Et ce jeune homme n’avait pas conscience qu’on lui fonçait dessus sans le vouloir. Pourquoi se proclamait-il coupable alors qu’Hotaru ne lui avait rien demandé, alors qu’il s’était lui-même excuser de sa conduite déplorable. C’est sa faute à lui, et non la sienne. Il n’avait pas à s’en vouloir. S’il s’était blessé, c’était sa faute, à lui seul. Et pour quel imbécile il passait ainsi ? Hotaru avait l’impression d’être un incapable à qui on pardonnait tout. Un peu comme un gosse de riche. Et il supportait mal cette idée qui différait totalement du passé qu’il avait connu jusqu’alors.

D’un geste rapide, il lâche son épaule, saisissant le poignet de l’inconnu de sa main droite – et valide -, l’attirant vers lui. Ce qui eut pour effet de faire tomber légèrement le brun vers l’arrière et se retint au sol avec son coude gauche. Il laissa échapper une grimace en se mordant la lèvre inférieure alors qu’une vive douleur lui prenait l’épaule. Mais il n’y fit pas attention. Du moins, il essaya. Voyant qu’il avait attiré l’inconnu lorsqu’il avait été déstabilisé et ce, sans le vouloir, il détourna le regard, gêné. Il l’avait basculé vers l’avant dans sa chute. Toujours si peu habitué aux contacts proches avec quelconque autre personne que sa sœur –qui passait son temps à le martyrisait pour son petit plaisir personnel -. Les doigts qui serraient le poignet de l’inconnu se desserrèrent petit à petit.

« Je… vais bien. Tu n’as pas à t’en vouloir, tu n’as rien fait de mal. C’est moi qui suis en tort ; je ne vois pas pourquoi tu t’excuse. »
Ne porte pas un fardeau qui n’est pas le tien ~

Lui avait-il dit en toute sincérité tandis que son regard dérivait sur les parois sombres d’un mur du gymnase. Il avait mentit. Mentit lorsqu’il disait qu’il allait bien. Mais il ne voulait pas qu’un inconnu s’inquiète pour lui. Cela n’avait pas de sens. Du moins, à ses yeux. Ils étaient alors si proche l’un de l’autre qu’Hotaru ne put empêcher ses pommettes de se teindre d’un rose léger, prenant soin de ne pas le regarder en face. Sa main droite lâche alors le poignet du jeune homme, retournant contre son épaule qui subissait un poids double.
Il se sentait atrocement maladroit, incapable. Incapable… c’était le mot.

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Mer 8 Aoû - 12:38

Le froid qui le faisait grelotter à cause de la pluie glacé avec qui il c'est battu, la peur d'être dans un endroit sombre et obscur, le bruits des gouttes claquantes contre les murs du grand gymnase vide... Il oubliait toutes ces choses, et seule l'épaule qui était tenu par la main de l'inconnu d'en face avait le droit à tout l'attention de Zacharias. Il avait toujours cette manie de s'inquiéter pour n'importe qui et d'aider les autres, comme si une force mystérieuse l'y poussait. Ou peut être était il trop gentil... Qu'importe, c'est avec bon coeur qu'il s'inquiétait pour le jeune garçon et son épaule qui avait du avoir un mauvais contact avec le sol.
Alors qu'il voulait juste s'assurer que tout aller bien - et s'excuser par la même occasion - le jeune homme aux cheveux bleutés senti une pression sur son poignet, suivi d'un basculement vers l'avant. Hein? Qu'est ce qui se passait? Pourquoi lui avoir pris le poignet? Ses pommettes commencèrent à prendre une teinte entre le rouge et le rose et comme d'habitude, Zach' se détesta pour cette maudite manie de rougir pour quasiment tout. Pourtant, il continua de regarder le jeune homme même si celui ci détourna le regard. Etait-il gêné? A cette pensée, Zacharias rougit de plus belle. Ô maudite joues qui rougissent sans qu'on leur demande quelque chose!

Son poignet commença à retrouver sa liberté. C'est à ce moment là qu'il remarqua la douceur des doigts qui avaient enlacé son articulation. Dans une autre situation, le jeune garçon aurait caressé la main de l'inconnu d'en face, et avec son innocence d'enfant, aurais dis quelque chose comme " Oh, c'est tout doux! " suivit d'un air béat. Mais là c'était différent, surtout que le fameux inconnu est peut être blessé. Sauf qu'on venait de lui annoncer le contraire. Il irait bien alors? Ce n'est pas l'impression qu'il donne... Et c'est sur un ton de reproche que Zacharias fit sa première phrase.
" C'est pas bien de mentir, tu sais! "
Il sourit. Un air sérieux, de reproche ou encore qui signifie " Je t'en veux " ne lui allait pas du tout. Ca friserait presque le ridicule! Et puis faire la morale aux autres, il n'aimait pas ça non plus... Mais là, c'était pour sa santé! Et si il avait quelque chose de grave? Comme on dit: il vaut mieux prévenir que guérir alors qu'importe ce qu'il dira, le jeune Zacharias ne l'écoutera pas et fera tout pour qu'il se sente mieux.
" Et si c'est de ta faute et de la mienne, alors c'est de notre faute à tout les deux, comme ça c'est équitable... Tu as mal à ton épaule, n'est ce pas? Alors au lieu d'affirmer que tout va bien, tu devrais te soigner. Je vais chercher quelque chose pour mettre sur ton épaule, de l'eau froide te fera du bien. Ne bouge pas, hein! "
Et sur ces belles paroles, l'adolescent parti en quête d'une serviette, d'un mouchoir ou de tout autre tissu capable d'absorber de l'eau. Il ouvrit la porte des vestiaires et entra doucement, comme si il ne fallait pas faire de mouvements brusque. Bah ouais, il venait de faire le fier avec ses grandes paroles mais là, il se retrouvait tout seul dans le noir et il avait vachement envi de se dégonfler et de partir en courant! Et en plus de l'odeur de sueur... Je passerais les détails là dessus!
Ah, lucky! Un paquet de mouchoirs abandonné, avec des mouchoirs à l'intérieur! Zacharias se précipita pour les embarquer avec lui et en passer un sous l'eau froide. Il ne voulait pas rester ici une minute de plus! Alors il courra comme un lapin effrayé vers le blessé, dérapant quelque fois sur les gouttes tombées par terre à cause du papier mouillé, retrouvant son équilibre après quelques gigotements qui passaient de droite à gauche. Il déposa finalement le mouchoir sur l'épaule endolorie, un sourire de réconfort destiné à la personne en face de lui.
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Hotaru Omae

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Jeu 9 Aoû - 10:19



❝ The reason that the sky is blue ❞
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Sans atmosphère, le ciel serait noir. D’un noir d’encre, comme si les nuits se succédaient sans interruptions, en continu. Il n’existerait alors que l’obscurité pesante où seul les étoiles lointaines se détacheraient de cette couleur ébène. Mais le ciel n’était pas sombre, mais bleu. D’un bleu azur, tel un océan. Une couleur pareille à celle d’une palette, magnifique et intouchable. Ainsi se formait un horizon d’une couleur douce où tout oiseau rêverait voler. The reason that the sky is blue…

Il lui avait saisit le poignet de façon à appuyer ses mots, lui montrer clairement et rapidement qu’il n’avait aucune intention de le laisser s’inquiéter en vain. S’assurer lui-même qu’il n’avait pas besoin d’aide et qu’il retournerait de lui-même dans son monde, à l’écart des autres. Or, il avait complètement échoué. Au lieu de marquer ses dires, il avait basculé en arrière de par son geste trop rapide. Ainsi donc, il s’était retrouvé à demi-vautré par terre, entraînant l’inconnu dans sa course-poursuite avec le sol. – A croire qu’il l’appréciait véritablement ! – Non mais quel boulet ! Certes il était maladroit, mais deux chutes en moins de dix minutes ça commençait à faire un petit paquet pour son organisme. Il n’osa pas regarder le jeune homme, se contenant d’embrasser les murs sombres du regard. Trop gêné de par ses gestes, se sentant trop incapable, pour affronter à nouveau son regard. - Quand bien même il avait l’habitude de repousser toute personne l’approchant, il ne s’en trouvait pas hautain pour autant, bien au contraire. Il se sentait souvent mal et n’avait pas véritablement l’impression de vivre, mais sa petite existence paisible suffisait à apaiser son caractère étrange. – Toutefois, son visage gardait cette éternelle impassibilité où seul ses pommettes rosées et son regard gêné témoignait son attitude. Aussi n’avait-il pas vraiment remarqué que l’inconnu rougissait de plus belle, ou du moins il le supposait seulement. Il lâcha son poignet sans dire un mot.

« C'est pas bien de mentir, tu sais! »

Ses yeux émeraude se plantèrent timidement sur le visage du jeune homme, sans toutefois détourner le visage. Un sourire amical posé sur ses lèvres, il semblait complètement serein. Pourtant, Hotaru voyait qu’à ses grelottements qu’il avait froid et pourtant, il ne s’en plaignait pas, continuant de le défendre et de s’inquiéter pour son bien. Cela, il ne parvenait pas à le comprendre. D’ailleurs, c’est en regardant les vêtements mouillés du garçon qu’il prit conscience que les siens, tout aussi trempés, lui étaient désagréables.

« Et si c'est de ta faute et de la mienne, alors c'est de notre faute à tout les deux, comme ça c'est équitable... Tu as mal à ton épaule, n'est ce pas? Alors au lieu d'affirmer que tout va bien, tu devrais te soigner. Je vais chercher quelque chose pour mettre sur ton épaule, de l'eau froide te fera du bien. Ne bouge pas, hein! »

Ou voulait-il donc qu’il aille ? L’averse au dehors ne semblait pas vouloir s’arrêter, battant le toit du bâtiment avec un rythme endiablé. L’inconnu disparu rapidement dans la pénombre, le laissant seul au beau milieu du gymnase, partant en quête d’on-ne-sait-quoi. Toujours est-il qu’Hotaru entendit le grincement d’une porte et en conclut rapidement qu’il était allé aux vestiaires.

Il se redressa, marchant péniblement jusqu’à un mur contre lequel il s’adossa, se laissant glisser au sol jusqu’à pouvoir s’asseoir convenablement. Ses paupières se fermèrent et il put apprécier le silence troué par les gouttes d’eau cinglant les parois et les vitres du gymnase. Il attendit quelques minutes avant de les rouvrir, constatant que sa vue se faisait de plus en plus à l’obscurité de la pièce qu’il pouvait voir à demi. Ses doigts vinrent chercher les bords de sa veste trempée qu’il retira, se retrouvant en T-shirt. Lui aussi lui collait à la peau de façon désagréable, mais il n’avait pas l’intention de le retirer. L’air était trop froid à son goût. Il releva sa manche de façon à constater les dégâts ; son épaule gauche présentait un magnifique hématome d’une couleur sombre. Sa peau avait si peu d’occasion d’être marquée que lorsqu’elle en avait l’occasion, elle prenait grand plaisir à faire apparaître des blessures deux fois plus impressionnantes que ce qu’elles n’étaient réellement. Il lâcha un soupir en baissant les yeux et patienta gentiment, attendant que l’inconnu revienne.

Ses iris émeraude se plantèrent sur une ombre s’approchant de lui en dérapant, gigotant un peu dans tout les sens comme s’il venait de voir un fantôme. Hotaru ne put s’empêcher de pouffer légèrement tandis qu’un léger sourire s’affichait au coin de ses lèvres. Le jeune homme déposa sur son épaule endolorie un mouchoir trempé tandis qu’un sourire réconfortant s’installait sur ses lèvres. Le brun ne su comment réagir. En temps habituel, il aurait ignoré le garçon, l’aurait laissé faire, puis ce dernier aurait sans doute jeté l’éponge – car il est bien connu que, si on ne s’impose pas à Hotaru, il fera comme s’il ne vous connaissait pas. – Mais il pouvait difficilement ignorer quelqu’un qui s’inquiétait réellement pour lui. Chose qui lui était complètement inconnue.

« Tu jettes difficilement l’éponge… Pourquoi tiens-tu autant à m’aider ? Je ne t’ai rien demandé à ce que je sache. »

Lui avait-il dit d’une voix complètement neutre et détachée tandis que son regard se perdait dans le vide à sa droite. Puis son regard se détourna sur son épaule gauche sur laquelle reposait le petit mouchoir. Il ne résista pas à l’envie de s’en débarrasser ; le prenant entre ses doigts, il le malaxa dans tout les sens jusqu’à ce qu’il se déchire par lui-même, fragilisé par l’eau qu’il venait d’absorbé. Hotaru lança un regard en direction de l’inconnu, un petit sourire en coin – et bien caché -. Totalement inhabituel ~

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Ven 10 Aoû - 20:43

Ah le noir... Une couleur qui n'est pas une couleur, un néant sans lumières ni espoirs. On comprend pourquoi certaines personnes en on peur car, après tout, qui sait ce qui peut se cacher derrière l'obscurité? On appelle le fait d'en avoir peur la nyctophobie. C'est surement à cause de ça que depuis un bon moment un certain adolescent, coincé dans un gymnase sombre à cause d'une grosse pluie machiavélique, surveille ses arrières. La visite dans les vestiaires puant le fauve lui avait rappelé à quel point Zacharias détestait être seul dans une pièce étroite et sombre. Bon alors il est aussi claustrophobe? Qu'importe, au final le résultat reste le même: le jeune garçon avait peur qu'il se passe quelque chose de paranormal - même si c'était peu probable, voir même impossible! Alors à peu près toutes les 30 secondes, il zieutait discrètement à droite et à gauche. Ça fait un peu attitude de paranoïaque, je vous l'accorde. Zach' avait un peu peur, mais comme il ne se passait rien, il fallait mieux ne pas s'affoler... Et puis, il avait envi de sourire à l'inconnu sur lequel il avait déposé un mouchoir glacé, malgré sa deuxième envi, à savoir se cacher quelque part pour ne pas y sortir avant un bon moment, où du moins, jusqu'à ce qu'un rayon de soleil éclaire sa route.

Le jeune homme en face de Zacharias prit la parole, disant alors que ce dernier jetait difficilement l'éponge et demanda pourquoi il l'aidait, le tout sur un ton neutre comme si ce garçon s'en fichait. C'était une remarque? Un reproche? Il le regarda avec un air étonné pendant quelques secondes. C'était pas bien de l'aider? Qu'il est bizarre ce garçon! Il vaut mieux le prendre bien plutôt que de s'énerver et partir, après tout c'est peut être ça qu'il cherchait cet étrange inconnu. Donc au final, Zach' pouffa, reprenant son sourire, et de sa main droite, déposa une pichenette sur le front de l'inconnu.
" Idiot. "
Pourquoi il l'aidait? Pour Zacharias c'était évident, il ne laisserais pas quelqu'un de blessé tout seul dans son coin. Et puis, tant pis si il ne lui a rien demandé, de toute façon l'adolescent était en ce moment même dans sa phase têtu: Je le fais pour t'aider alors même si tu essaye de m'en dissuader, je le fais! Mais bon, c'était pas à prendre méchamment, au fond le jeune homme ne voulait vexer personne et pour bien le montrer, il lui souriait toujours. Quoique... Ce sourire servait peut être aussi à le rassurer lui même, ayant toujours peur du noir.

Zach' posa son regard sur l'épaule où reposait le joli hématome... Sans le mouchoir. Alors qu'il c'était donné tant de mal pour chercher quelque chose qui retiendrait de l'eau, qu'il avait affronté sa peur du noir et l'odeur infecte des vestiaires... Le pauvre bout de papier c'était fait massacré par un criminel aux yeux d'émeraude. Zacharias ne savait pas si il devait en rire ou en pleurer. Peut être qu'il pleuvait déjà assez pour ne pas rajouter de l'eau? Bon, optons pour l'action la moins tragique: rions!
" Oh non! Tu n'imagine pas ce que j'ai dû supporter pour trouver et mouiller ce mouchoir. "
Alors qu'il continuait son petit rire d'enfant insouciant qui résonnait à travers la grande pièce, accompagné des claquements de la pluie tumultueuse, une des vieilles armoires qui se trouvait dans la salle du fond relié au gymnase et qui tenait à peine debout s'écroula à terre. Cet énorme "Boum" accompagné de l'écho qui se propageait dans l'immense pièce sombre sonnait à l'oreille de Zacharias comme un bruit étrange de film d'horreur, annonçant qu'une méchante bébéte aller arriver. Dans un sursaut de peur et d'angoisse, suivit du même petit cris aigu poussé il y a pas mal de minutes déjà, le jeune garçon effrayé s'agrippa au cou de son camarade. Voulant se cacher à tout prix, les yeux fermé pour ne pas voir ce qui pourrait apparaître du noir, sa forte et tremblante respiration... Zach' était comme un petit garçon apeuré.
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Hotaru Omae

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Sam 11 Aoû - 12:24



❝ The reason that the sky is blue ❞
« Si l'enfer était pavé de bonnes intentions, il songerait au nombre de ces pierres étaient les siennes. Wild Dream »


Si certaines personnes s’avèrent être effrayées dans l’obscurité, soit dans le noir, pourquoi ne le sont-il pas lorsqu’ils se trouvent en présence d’une seule et même autre couleur ? Est-ce à cause de la luminosité trop basse ? Serait-ce aussi effrayant que de se retrouver enfermer dans une pièce complètement blanche, immaculée ? A moins que tout cela soit lié à l’enfance et à la vision du noir que l’on donnait dès leur plus jeune âge. Car, quand bien même on souhaiterait le contraire, l’humain est l’une des seules espèces à ressentir cette nyctophobie. The reason that the sky is blue…

Le mouchoir trempé se déchira entre ses doigts, laissant Hotaru dans un léger ennuie. Avec quoi allait-il passer le temps désormais ? A vrai dire, il n’avait pas tenu plus de dix secondes ce petit bout de papier, on ne pouvait vraiment dire qu’il lui avait servit d’occupation. - Son ton neutre, au préalable, était son ton habituel, sans vie, impassible, comme si plus rien ne l’intéressait. Non pas que ce soit le cas, disons plutôt qu’il s’agissait là de se mettre à l’écart, d’éviter les accrochages et de garder une vie monotone et sereine où personne ne viendrait lui chercher des noises. Du moins, c’était sa vision des choses. Pour les autres, cela devait ressembler à du je-m’en-foutisme ou encore à de l’antisocialisme. C’était presque le cas, en surface… - Son regard émeraude se planta dans celui de l’inconnu qui s’était mis à pouffer en souriant. A sa grande surprise, il alla même jusqu’à lui donner une pichenette sur le front en le traitant d’idiot. Les yeux d’Hotaru s’élargirent un instant, stupéfait. Ravalant une jérémiade, il se frotta le front, fixant toujours le jeune homme sans rien dire, tandis qu’un regard empli de léger regret se forma aux seins de ses iris.

Ce n’est qu’alors que l’inconnu remarqua son hématome, sans le mouchoir. Ah oui, parlons-en de cet hématome. Quant bien même il ne semblait s’agir là que d’un gros bleu, peut-être étais-ce bien pire qu’en surface. Etais-ce naturel qu’il ne puisse mouvoir son épaule ? Il n’en savait rien, il n’avait jamais été blessé auparavant. Cela pouvait sembler étrange car il n’était pas spécialement adroit. Mais c’était bel et bien le cas. Pourtant, il ne s’en inquiétait pas. Il ne s’inquiétait de rien. Il avait toujours été le visionnaire plus que l’acteur. Aussi se trouvait-il qu’il remarquait le moindre petit détail auquel personne de normalement constitué ne ferait attention ou ne remarquerait. C’était d’ailleurs ainsi qu’il s’était rendu compte que le jeune homme lui faisant face semblait inquiet des alentours. La noirceur ne devait pas être favorable à son état mental. Peut-être en était-il effrayé ? Après tout, c’était plutôt courant comme réaction que d’avoir une sensation de malaise lorsqu’on se trouvait dans un endroit inconnu sans luminosité. – Le petit sourire du bleuté se transforma alors en rire, ce qui laissa à nouveau Hotaru perplexe, sans pouvoir dire un mot.

« Oh non! Tu n'imagine pas ce que j'ai dû supporter pour trouver et mouiller ce mouchoir. »

Lui dit-il sur un ton amusé, laissant sa voix résonnée dans la grande salle. Pourtant Hotaru avait bien discerné que c’était bel et bien le cas, qu’il avait vraiment été à l’encontre de lui-même pour lui trouver ce bout de papier. Le brun soupira en baissant les yeux, ne sachant que lui répondre sur le tact. Il n’en avait pas.
Soudainement, une armoire dans une pièce adjointe s’écrasa sur le sol dans un vacarme assourdissant. Hotaru sursauta, plantant son regard en direction de sa provenance. Ce bruit sourd et grinçant lui faisait froid dans le dos. Quand bien même il s’avait qu’il ne s’agissait là que d’un vieux truc tout rouillé qui ne tenait plus debout, il ne pouvait s’empêcher, lui aussi, d’être surpris. Mais sa plus grande surprise vint par la suite. Dans un cri d’angoisse et de détresse – qui lui rappelait vaguement quelque chose – l’inconnu s’agrippa à son cou, fermant les yeux comme s’il avait peur de voir apparaître un monstre. Le brun ne pu s’empêcher de l’assimiler quelques secondes à une autruche qui ne cache que son regard dans un trou terreux. Enfin, bon, il ne ressemblait pas plus que cela à une autruche, peut-être juste par son comportement peureux… Peureux. C’était le mot. Collé contre lui, il pouvait très distinctement sentir sa forte respiration contre son cou tandis qu’il tremblait comme une feuille. Et Hotaru - qui avait gardé son calme surnaturel, à moins que ce ne soit son impassibilité légendaire qui donne cette impression – ne pu empêcher ses joues de rosir et de détourner le regard en se mordant la lèvre inférieure. Aw mais qu’allait-il faire ? Il ne pouvait pas simplement l’ignorer, c’était tout bonnement impossible. Mais il voyait mal ce qu’il pouvait bien faire. Un inconnu au regard océanique se serrait contre lui dans une attitude terrorisée. Ainsi apeuré, il semblait plus mignon encore, comme un jeune enfant se serrant dans les bras de ses parents après avoir fait un cauchemar.
Comment réagir ?
Il n’en avait pas la moindre idée.

Ses deux mains vinrent s’appuyer dans le dos de l’inconnu et il le serra contre lui dans une attitude de réconfort. Jusqu’alors c’était le bleuté qui l’avait aidé sans raison apparente. Il lui était redevable, alors il se devait d’être au moins capable de le réconforter. Du moins il essaya. Certes leurs habits trempés devaient être désagréables, mais Hotaru n’avait rien contre un peu de chaleur humaine. Bien au contraire. Car on peut affirmer qu’il faisait plutôt frisquet dans ce gymnase battu par une pluie de cordes. Puis sa main gauche glissa le long de la nuque de l’inconnu, relevant sa tête vers la sienne, prenant sa joue dans sa main en souriant.

« Allons, allons, qu’est-ce que tu nous fais là ? C’était juste un vieux truc tout rouillé. Ne t’affole pas pour si peu. »

Son regard émeraude se planta dans celui bleuté de l’inconnu. Puis son sourire s’effaça, laissant place à un visage gêné. Sa main, au préalable contre sa joue, lâcha soudainement prise, comme s’il venait de se brûler. Et cette même main vint se coller contre son propre torse, fermée en un poing. Il détourna le regard, cherchant un appuie dans l’obscurité. Ne trouvant autre à regarder que la vieille armoire rouillée étendue de tout son long sur le sol de la pièce adjointe dont la porte était ouverte. Certes il faisait noir, mais la vue d’Hotaru avait eu le temps de s’y habituer depuis toutes ses péripéties. Et c’est ainsi qu’il avait remarqué qu’une ombre se mouvait derrière l’armoire. – c’est vrai qu’il pouvait sembler étrange qu’elle tombe de son propre gré au moment où les deux jeunes hommes se trouvaient là – Une ombre de petite taille plus en longueur qu’en hauteur. Il devait s’agir d’un petit animal. Mais bien sûr, Hotaru avait gardé tout ses sens intact t la peur lui était souvent inconnue. Disons qu’en fait son impassibilité lui servait surtout dans des moments comme celui là où le calme est la meilleure chose à faire même si ce n’est pas forcément évident pour tout le monde que de se trouver serein en de telles circonstances. Aussi étais-ce normal s’il s’avérait que l’inconnu se trouve encore plus effrayé. Toujours est-il que le brun tenta tout de même de lui montrer. Pointant son doigt en direction de l’armoire, il interpella le jeune homme.

« Tiens, regarde. »

Son bras tendu vers l’ombre qui s’était immobilisée, commençait à trembler. Non par peur mais plutôt par anxiété. Il ne savait pas comment réagirait l’inconnu. Sans doute que par sa faute, il aurait encore plus peur et qu’il veuille détaler. Après tout ce ne serait pas étonnant. Et il se sentait bête. Affreusement bête. Pourquoi montrait-il donc au bleuté ce dont-il venait d’avoir peur ?
Mais quel boulet ce Taru ~

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Dim 19 Aoû - 11:41

Le ciel était encore sombre, on se serait cru en fin de journée un jour d'automne. Cachant le beau soleil d'été, le gros nuage gris continuait d'abattre sa pluie torrentielle. Les gouttes claquaient toujours aussi fort contre les murs, créant une mélodie insupportable et répétitive. Et bien sûr, ce temps pourri avait fait baisser la température! Si seulement un de ces maudits rongeurs ne s'était pas incrusté dans le gymnase... Et si seulement il n'avait pas fait tomber une vieille armoire dans un bruit tout aussi insupportable...
Comme toutes personnes normales, les deux adolescent qui se protégeaient de la pluie dans le gymnase sursautèrent. Il faut dire qu'il en avait fait un horrible bruit ce vieux meuble! Contrairement à Zacharias, le jeune garçon d'en face avait juste eu l'air surpris, sans plus. Alors que le bleuté ne put s'empêcher de crier et de se réfugier vers la première chose qu'il voyait. C'est alors que telle une pieuvre - après l'autruche - il s'accrocha au cou de l'inconnu. Zach' ne voulait plus rien voir, plus rien entendre... Juste sortir d'ici au plus vite! Déjà qu'il n'aimait pas le noir, alors si en plus une armoire se mettait à tomber d'un coup...

Il ne s'y attendait pas. Et pourtant... Le jeune garçon avec l'épaule endolorie vint mettre ses mains contre son dos. Ah... La chaleur de ses mains lui faisait le plus grand bien, Zacharias étant un frileux de première - c'est qu'il fait plutôt froid ici quand on a les vêtements mouillés. Puis il sentit une petit pression... Est ce qu'on essayer de le réconforter dans sa panique? C'était gentil, et touché par ce geste qu'il s'appuya de tout son poids contre l'adolescent - enfin, il est pas lourd hein! Etant petit et aussi musclé que... Que rien du tout il ne l'est pas, le jeune homme pesait pas plus de 45 kilogrammes. Zach' ne pouvait s'empêcher d'avoir peur et de trembler même s'il se sentait en sécurité contre cet inconnu. D'ailleurs peut être faudrait-il lui demander son nom...
Vous ai je déjà dis que Zacharias était hyper chatouilleux, mais vraiment beaucoup au point que se soit un point faible pour lui? Bah maintenant vous le savez... C'est pourquoi que, quand il sentit une main se balader sur sa nuque pour aller jusqu'à sa joue, il frémit, ses joues prenant une couleur rose lorsqu'un petit gémissement de surprise sortit de sa bouche. Le doux contact d'une main contre sa joue le fit rougir de plus belle et comme on releva sa tête, il croisa un sourire encore jamais vu... Ah zut, il souriait dans cet situation. Cette situation où Zacharias ne peux pas admirer son sourire ou encore le lui rendre vu qu'il était apeuré... Tellement apeuré que quand on lui parla, lui disant de ne pas s'affoler, celui ci ne trouva qu'à dire en réponse des mots incompréhensible - si c'était des mots... Je dirais plutôt qu'il faisait des "Ah" et "Euh".

Et là... Leurs regards se croisa... Bah oui, celui de Zacharias et de son inconnu. Ce dernier sembla gêné, lâchant le visage rouge du bleuté et regardant ailleurs. Le jeune garçon fit de même: sentant ses joues rougirent de plus belle, il détourna aussi le regard fixant alors le sol... Moui, pas très intéressant ce vieux parquet. Au moins, Zach' c'était un peu calmé, vu qu'il arrivait à regarder ailleurs; même si il restait contre l'autre adolescent - et puis il avait encore plus chaud comme ça alors pourquoi s'en irait-il?
Alors qu'il continuait de fixer le sol avec plus ou moins d'insistance, on l'interpella, lui demandant de regarder quelque part. Naïvement, il suivit des yeux la direction que pointait le doigt, regardant alors la pièce d'où provenait le bruit. Zacharias ferma les yeux de peur de voir quelque chose y apparaître. Non, non, non! Pas question de regarder là bas! Il enfonça son visage au creux de l'épaule de l'inconnu, se serrant encore plus contre lui.
" Non! Non! Je ne veux pas! J'ai trop peur! Ça fait peur... "
Finalement sa peur du noir et du surnaturel avait repris le dessus. Intérieurement, il se disait " C'est rien, juste quelque chose qui est tombé, ça arrive! " mais l'éventuelle possibilité que se ne soit pas le cas le faisait frémir d'horreur. Zacharias respirait calmement, pour essayer de se calmer. Et bien sûr il n'avait pas lâcher prise. Ou peut être ne voulait-il pas? Le jeune garçon se sentait tellement bien contre... Ah oui, il ne lui avait toujours pas demandé son nom. Autant le demander maintenant avant d'oublier.
" Euh... T-Tu t'appelle comment?... "
Sa voix était un peu étouffé et tremblait un peu - surement que c'est cette maudite peur qui en était la raison. Des moments, Zacharias aimerait être plus courageux, au lieu de se cacher comme un enfant. Mais bon le courage, se sera pour une prochaine fois!
" Et... Est ce que... Je pourrais rester un moment comme ça... S'il te plaît?... "
Comme je le disais tout à l'heure, il se sentait bien dans cette position - et en plus il avait chaud, que demander de plus? A part ne pas avoir peur et se jeter au cou des gens...
Juste pour se rassurer, il jeta un petit coup d'oeil en direction de l'armoire: rien d'étrange. Voilà une chose déjà bien rassurante...
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Hotaru Omae

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MessageSujet: Re: Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]   Mar 21 Aoû - 22:06



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La pluie battait son plein, laissant ses infimes gouttelettes exprimer leur gratitudes, accablant les paroisses de leurs battements ininterrompus semblables aux rythme endiablé d’un percussionniste. Et, c’est avec la puissance d’un torrent qu'elle martelait le gymnase, prenant à sa guise la place d’un orchestre, créant une ambiance plus ou moins déplaisante, selon les goûts de chacun. C’est sous cette averse torrentielle qu’Hotaru avait fait la connaissance d’un jeune homme, dans une ambiance à rebondissement, loin d’être aussi fraîche que la température des lieux. The reason that the sky is blue…

Ce fut par une occasion inespérée que l’inconnu se jeta au cou du brun, prenant une attitude des plus adorables alors qu’il semblait aussi effrayé qu’un homme ayant vu un fantôme. A cause ou grâce de cette vieille armoire, je ne sais choisir le terme. Toujours est-il que les deux jeunes gens y trouvaient leurs comptes quand à se réchauffer. Ainsi, Hotaru vint le serrer contre lui, appuyant ses mains dans son dos frêle, cherchant autant de chaleur que de réconfort. A sa grande surprise, le jeune homme en fit de même en s’appuyant de tout son poids sur lui. Certes il n’était pas bien lourd et loin d’être grand mais pour Hotaru il pesait son poids. Ne vous-ais je pas déjà dis combien son organisme était faible ? Du moins, il l’était la grande majorité du temps. J’imagine ne pas vous étonné en vous apprenant que lui non plus n’était pas bien gras, bien au contraire. Il était plutôt grand et mince, tel un mannequin. Mais j’avouerais que ce n’est pas le genre de métier auquel il s’intéresse. S’il s’y intéresse… Passons. – Il perdit tout contrôle de son corps, se surprenant à sourire et lui prendre la joue, prononçant de belles paroles qui ne semblaient avoir d’effets. Et comme pour couronner son acte involontairement indécent, l’inconnu poussa un gémissement qu’on pouvait apparenter à de la surprise, certes, mais qui ne laissa pas indifférent le brun. Ce fut une raison supplémentaire pour le voir rougir et détourner le regard, tout en le lâchant subitement, avec gêne. Malgré cela, il sentait le bleuté frémir contre lui, trembler comme une feuille. Il se demanda si c’était la peur ou bien le froid qui le rendait dans un tel état.
Peut-être les deux.

Son regard printanier se perdit à travers le gymnase, défilant le long des murs jusqu’à s’arrêter net sur l’armoire grinçante et la petite ombre mouvante. A l’évidence, ce petit animal ne semblait pas être du coin et semblait aussi tourmenté que les deux jeunes gens par son acte. Le bras d’Hotaru pointant jusqu’alors cet odieux mammifère se baissa d’un coup, retrouvant place le long du corps de ce dernier, laissant sa main pianoter contre le sol froid et rugueux. Ses yeux inexpressifs se posèrent sur ses doigts, les regardant glisser sur le sol. Ainsi, il ne prêta pas réellement attention aux gestes de l’inconnu et se surpris à sursauter lorsque ce dernier enfoui son visage au creux de son épaule, se serrant un peu plus tout en décrétant qu’il ne voulait pas et qu’il avait trop peur pour y jeter un coup d’œil. Alors, timidement, ses pupilles émeraudes se posèrent sur le visage du bleuté, se pinçant les lèvres, ne sachant que rétorquer. Sans compter sur le fait que ce jeune garçon le prenait au dépourvu, à s’accrocher ainsi à lui. Il n’avait pas d’échappatoire et pourtant, pourtant il se sentait bien. Affreusement bien.

« Euh… T-Tu t’appelle comment ?... »

Lui demanda-t-il soudainement d’une voix tremblante et légèrement étouffée. Ses yeux s’écarquillèrent un instant. Ah, c’est vrai. Ils ne s’étaient toujours pas présentés l’un, l’autre. A vrai dire, cela pouvait sembler quelque peu dérangeant. Sur le coup, il se sentit bête. Bête n’y avoir même pas songé une seule seconde. Mais après tout, n’était-il pas une sorte d’asocial en se terrant toujours dans son coin ? Il est vrai que, si on le considérait comme tel, la raison d’un tel comportement se dévoilait d’un simple et prompt fait. Aussi, sa main au préalable collée contre le sol froid du gymnase vint se perdre dans sa chevelure. Il se frotta légèrement la tête, laissant un maigre sourire étirer ses lèvres tandis que ses yeux se plissaient légèrement. Il laissa échapper un long « ah… » interminable. Il se ressaisit et se présenta tout en contemplant le plafond. Ô magnifique plafond d’un vieux gymnase ~
Etais-ce une façon de détourner le regard ?
Probablement.


« Je... B-Bien sûr... Omae. Hotaru Omae. »

Se contenta-t-il de dire. Ne rajoutant rien d’autre. Peut-être est-ce que cela vous étonne qu’il ne le lui demande pas à son tour. Bien, d’après Hotaru, l’inconnu le ferait de lui-même. Du moins, c’était sa vision des choses. Mais après tout, c’était la moindre des politesses que de se présenter à son tour. Sans quoi, il n’y aurait pas vraiment de raisons qu’il le lui demande.

« Et… Est-ce que… Je pourrais rester un moment comme ça… S’il te plaît ?... »

Il fut à nouveau surpris. Et déglutit. Embarrasser par cette requête un peu particulière. D’autre part, il ne se voyait pas le rejeter promptement alors qu’ils se serraient l’un, l’autre de leur propre gré. Aussi de réconforter, il était passé radiateur. Même si, pour un radiateur, il était loin de pouvoir produire un chauffage comparable. Enfin, passons, je suis sûr que les épopées d’un radiateur vous intéresse, mais on s’en passera bien pour cette fois ~ Ses yeux se posèrent sur les siens et s’y attardèrent, contemplant la mêlée océanique qui s’y inscrivait. Il lui sembla les contempler une éternité durant, avant de détourner lui-même le regard, gêné par sa propre impudence. Il se disait souvent que s’il avait plus de tact, il aurait peut-être moins de mal à se mêler aux autres élèves, ou à se faire des amis, tout simplement. Mais encore faudrait-il qu’il puisse contenir son caractère. Car on sait bien que communiquer avec un quelqu’un d’aussi peu bavard qu’Hotaru pouvait sembler relativement compliquer. Enfin, tout dépendait de la situation et de la personne. Oui, les personnes ennuyeuses, ils les envoyaient rapidement balader d’une façon plus ou moins distinguée. Mais il se trouvait que là, il s’agissait d’un évènement tout autre. Dès le moment où il se trouvait en contact avec quelqu’un, et qu’importe la personne, il ne pouvait s’empêcher d’être maladroit et gêné. Comprenez bien qu’une personne cloitrée en permanence et une seconde supra-joviale, ça fait deux. Voilà pour la parenthèse –

Ses lèvres s’entre-ouvrirent comme si elles allaient enfin se décider à léguer une parole. Et finalement se refermèrent sur le tact. Et il se contenta d’hocher lentement la tête. Et comme un imbécile il n’avait rien trouvé à dire. Comme toujours. Il ne disait rien et se contentait d’observer ou d’accorder un geste futile. Et combien il se sentait immature, maladroit, faiblard. Je simplifierais en vous apprenant qu’il pensait à tous les adjectifs péjoratifs peuplant notre langue. Et merde ! Merde de merde. Il n’avait aucun tact. Aucun. C’était insupportable. Insoutenable. Et la seule chose qui lui traversait alors l’esprit était de se donner une belle gifle. Histoire de réveiller un peu ses neurones. Histoire de sortir au moins une phrase digne de ce nom avant la fin de la journée. Histoire d’arrêter de fermer sa gueule en toute circonstance.
Juste pour changer.
Rien qu’un peu.
Un tout petit peu.
Et merde.


Et comme pour couronner le tout, il lui semblait bien que la fatigue le prenait. Elle s’intensifiait. Tant et si bien que son dos se décolla progressivement du mur, le penchant légèrement vers l’avant. Il ne pouvait espérer pire. Pourquoi ? Au diable pourquoi avait-il donc couru comme un dérater tout à l’heure ? S’il avait pris son temps, il serait arrivé tout aussi tremper et bien moins éreinté. Mais non, il avait fallu qu’il coure et qu’il dépense le peu que contenaient ses réserves. Ainsi, il était bien partit, très bien même, pour le mode « larve ». Du moins, c’était ainsi qu’on l’appelait. Pourquoi ? Seulement pour la simple et bonne raison qu’il se trouvait épuisé deux à trois fois plus vite que la moyenne et qu’il lui fallait un temps de récupération deux à trois fois plus long que la moyenne.
Avouer, la grande classe.
Ou pas.


Aussi n’étais-ce pas si anormal lorsqu’il sentit une vive chaleur envahir son corps tandis que ses paupières lourdes se cloîtraient à demi. Sans qu’il s’en rende vraiment compte, sa main vint caresser la chevelure du bleutée, puis ses doigts se figèrent dans ses cheveux d’une couleur non naturelle. Sa tête se déposa d’elle-même au creux de l’épaule de l’inconnu, posant sa joue contre sa clavicule. Son bras vint s’enrouler le long de sa taille, comme pour trouver un meilleur appui. Son dos à présent décollé du mur, il s’appuyait à son tour contre l’inconnu. Et il se sentait bien. Terriblement bien. Ses yeux mi-clos regardaient le vague, gardant une inexpressivité des plus totales. Tant et si bien qu’on aurait pu croire qu’il venait de sombrer dans un état comateux éveillé. Au fond, ce n’était pas loin de la vérité. Et il chutait. Il chutait lentement vers le sommeil, se surprenant mainte fois à rouvrir les yeux d’un coup net.
Quelle heure était-il ?
Pas la moindre idée.
Trop tôt pour la sieste, c'était certain -

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Une magnifique averse en cette merveilleuse journée [PV Hotaru]

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